[R-P] [La douce France] Chávez: Gorila populista y antisemita (en francés )

Nestor Gorojovsky nestorgoro en fibertel.com.ar
Sab Sep 11 07:44:53 MDT 2004


Gentileza de Yannick de la Fuente:

[Antigua morralla stalinista francesa, ahora transformada en nueva 
derecha, ataca a Chávez, a Perón y al Che.  San Berenito, todo 
mezclado. Argentinos:  si les suena historia conocida, no se 
asombren;  a Chávez le hacen la de Perón.  

Poco importa que el PC local y sus paniaguados en Caracas intenten 
ahora hacerlo aparecer a Chávez como "centroizquierdista", a 
diferencia de Perón, a quien acusaban de "nazi-nipo-fascio-falanjo-
peronista" (vista la composición del peronismo les faltó "trotsko-
anarco-stalino").  Eso se explica por motivos de pe$o y ordeñe de 
petróleo, además de la clásica jugada de ser "revolucionario en 
Venezuela" para ser "gorila (léase antiperonista, antikirchner, 
antirodríguez saá) en la Argentina".  

El objetivo, en todos los casos, es el mismo:  a Perón buscaban 
aislarlo de las clases medias, y a Chávez intentan aislarlo de los 
peronistas.

Nada ha cambiado en sus molleras.  

Pero la verdad, la mera verdad, está en lo que sigue]


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No sé si tu francés te sirve para leer esta perla , pero eso te dara
la dimension del debate aca en Francia . Alexandre Adler es  
lamentablemente uno de los que forjan la opinion en Francia y todos 
ellos (son unos 7) de derecha como de izquierda tienen como 
particularidad de ser Sionistas pro Sharon  apoyando a los USA  y 
despotricando contra Chavez como podras ver ... claro te dicen 
antisemita porque  es el pecado y el tabu mayor (es normal después de
 la guerra) pero ellos usan y abusan del adjetivo.

 Bueno son comentarios sobre su escrito  .

[Yannkick]

Objet: à lire absolument ...Les  facéties d'Alexandre Adler: Hugo 
Chavez, gorille populiste et antisémite

De: "Collectif Venezuela 13A" <venezuela13avril en collectifs.net>
Date: 10 septembre 2004 21:25:04 GMT+02:00
À: venezuela13avril en collectifs.net

Cc: Objet: [Venezuela 13A] Les  facéties d'Alexandre Adler: Hugo 
Chavez, gorille popul iste et antisémite 
Répondre à: venezuela13avril en collectifs.net


Les facéties d’Alexandre Adler : Hugo Chavez, « gorille populiste » 
et « antisémite »


par Henri Maler, ACRIMED
9 septembre 2004



L’omniprésence d’Alexandre Adler, éditorialiste multicarte et expert
en tout, interdit, sauf à s’y consacrer à plein temps, de pouvoir 
bénéficier de toutes ses facéties, des plus grotesques au plus
vulgaires  [1]. Parfois, on relève ... et on oublie. Pourtant, les
délicieux  commentaires que ledit Adler a fait paraître dans Le 
Figaro du 18 août 2004 sous le titre «Chavez, mi-Peron et mi-Guevara» 
sont inoubliables.

Cela commence merveilleusement bien : « La victoire du semi-Caudillo
vénézuélien Hugo Chavez est un tournant de l’histoire politique de
l’Amérique latine. Même amplifiée par des fraudes et des bourrages
d’urnes, elle est néanmoins incontestable.» [souligné par nous] Adler
le sait : la victoire est « incontestable », mais elle a été 
«amplifiée  par des fraudes et des bourrages d’urnes» ... même si
cette victoire a été enregistrée par un vote électronique et non par
un décompte des  bulletins de vote déposés dans des urnes. Mais
l’ignorance d’Alexandre n’est pas frauduleuse...

Poursuivons : «Mais, comme la langue d’Esope, cette victoire du 
populisme créole est à la fois la pire et la meilleure des choses.».
» [souligné par nous]

Ainsi, la « victoire du semi-Caudillo » est une « victoire du
populisme créole ». La prose d’Adler, à la différence de la langue
d’Esope, est à  la fois la pire et ...la pire des choses. Commençons
par le pire...

Hugo Chavez ? Un produit de synthèse...

« Commençons par le pire : l’Argentine [...] a engendré, du temps de
sa fragile prospérité, deux aberrations idéologiques durables : le 
péronisme et le guévarisme. Opposées en apparence, puisque Peron 
était un fasciste sympathisant actif de Mussolini et d’Hitler tandis 
que Guevara était, en tant qu’élève du grand avocat de gauche Silvio
Frondizi, un semi-trotskiste à la recherche d’une révolution
latino-américaine originale, les deux idéologies se sont pourtant
rencontrées sur l’essentiel. Toutes deux se fondent sur l’exécration
du modèle de  liberté nord-américain.  »

Opposées en apparence, convergentes en réalité : de son passé
stalinien, Alexandre n’a gardé que les meilleures postures du savoir
absolu et les pires leçons de la dialectique. A moins que la
dialectique en question  ne soit, plus trivialement, celle qui permet
d’écrire des dissertations sur n’importe quoi. Thèse : Peron.
Antithèse : Guevara. Synthèse : Chavez.

Après une grande leçon sur le péronisme [2], Alexandre poursuit : «Le 
jeune Che Guevara, issu d’une famille d’intellectuels de gauche, ne 
partage pas l’idéologie péroniste mais en conservera toutes les 
illusions : anti-américanisme fanatique dans lequel il poussera un
Fidel Castro,  lui aussi élevé dans ce culte barbare par un père
espagnol et franquiste, vaincu de la guerre de 1898, populisme 
foncier [...] mais surtout mépris de fer pour les difficultés de la
production.». On souligne... et on continue.

Après une grande leçon sur le guévarisme [3], qu’il vaut épargner à
nos lecteurs, Alexandre-le-dialecticien en vient à la « synthèse » 
des  opposés : « Chavez est le résultat d’une synthèse 
particulièrement perverse de  ces deux mouvements pulsionnels nés de 
la grande détresse argentine [...] »

Péroniste ? « [...] il est péroniste car, comme son maître, c’est un
militaire autoritaire et putschiste [...] Tout comme Peron encore, 
Chavez, après une tentative infructueuse de coup d’Etat pur, s’impose
à un  système démocratique sclérotique et exsangue [...] [4].

Guévariste ? « C’est ici que l’on retrouve le guévarisme de Chavez :
si Peron avait pris l’Argentine en 1943, avec toutes les facilités 
que cela lui permit initialement et le ralliement enthousiaste d’une
partie des classes moyennes, Chavez, lui, est plébiscité au bas de la
pente en 1995 alors que la dépression de la rente pétrolière a
profondément érodé la société vénézuélienne. »

Faute d’avoir trouvé le « guévarisme » dans la phrase qui précède, on
s’attend à le découvrir dans celles qui suivent. Peine perdue : ce
n’est qu’un bavardage sur la gauche du pays qui s’achève par ce
diagnostic : « Chavez [...] tient un discours essentiellement de
gauche ». Quelle surprise !

Ce n’est pas la dernière.

Hugo Chavez ? Un criminel de gauche

Mais reprenons. « Chavez [...] tient un discours essentiellement de 
gauche »Voilà au moins qui mérite explication. La voici :

« Chavez [...] tient un discours essentiellement de gauche : réforme
agraire qui ici touche en les spoliant non les propriétaires 
absentéistes d’autrefois mais une agriculture productiviste de 
paysans moyens ; redistribution sans progrès de la productivité de ce 
qui reste de la  rente pétrolière sous forme de cadeaux sans 
lendemain, tandis que s’effritent tous les jours les infrastructures 
du pays ; contingentement et réglementation des exportations 
industrielles et agricoles déjà faibles, en partie pour ruiner 
délibérément le monde des entrepreneurs  foncièrement hostiles au 
chef. [...] » .

Ici, tout est aussi faux que dans la pire des propagandes de  
l’opposition vénézuelienne, mais Adler n’a pas besoin de savoir pour 
savoir... Il est donc inutile de lui répondre.

« Voilà pour les mauvaises choses : la victoire nette de Chavez est 
la confirmation de la force du populisme qui balaie aujourd’hui toute
l’Amérique du Sud. Même la Colombie de droite et le Chili de centre
gauche, qui sont encore épargnés par le cyclone, ne manqueront pas
d’en être affectés. Chavez, vainqueur aujourd’hui, c’est pour
reprendre  Barbey d’Aurevilly : « Le bonheur dans le crime. ».

Ce court traité de populisme et de criminologie confondus n’est pas 
fini. Au détour de cette fresque, on découvre, entre autres choses
étranges, celle-ci : opposées en apparence, AD et Copei sont
identiques en  réalité. Mais pour une raison désespérante : ils sont
tous ... populistes ! : « [...] les radicaux argentins ont ici pour
équivalents l’Action démocratique, un parti de type social-démocrate
européen qui fut grand sous son fondateur Romulo Betancourt, et les
conservateurs une formation démocrate-chrétienne, le Copei, dont les
dirigeants finirent dans les années 80 par adopter le même programme
populiste inepte que leurs adversaires du centre gauche . » [souligné
par nous]

Tout est populiste au Venezuela. Voici comment on peut arriver à 
cette conclusion : Thèse : Tout. Antithèse : N’importe quoi. Synthèse 
: Adler.

Et Adler de nous compter la fabuleuse histoire que voici :

« Mais il y a aussi un bon côté dans cette affaire : c’est le 
triomphe  de la diplomatie brésilienne qui, patiemment, est à la 
recherche d’une voie non antagoniste d’indépendance des Etats-Unis. » 
Plus exactement, c’est  le triomphe d’un compromis entre le régime
brésilien qui ne peut pas « se permettre de voir le Venezuela
rebasculer dans le camp américain » et  des Etats-Unis qui « ne
souhaitent pas à présent une défaite trop large de Chavez », pour des
motifs pétroliers. De là cette conséquence : « Les Américains
n’avaient plus qu’une exigence : que Chavez organise le référendum de
révocation qui a constitué une sorte de présidentielle anticipée. Les
Brésiliens ont obtenu en échange le lâchage par  Washington de
l’opposition vénézuélienne et l’absence totale de pression sur 
Caracas. ».

Vous avez bien lu : « L’absence totale de pression de Washington sur
Caracas » ! Parole d’expert !

Hugo Chavez ? Un gorille antisémite

Au milieu de cette histoire légendaire, la figure obligée de  
l’opposition entre Lula et Chavez permet à Adler de justifier sa 
réputation. Même en retirant quelques boursouflures (c’est-à-dire, 
dans la pensée  adlérienne, l’essentiel), il reste ceci : « [...] 
tout oppose en effet le régime de Lula et celui de Chavez. Chez les 
dirigeants brésiliens du Parti des travailleurs, on ne trouve aucun 
excès économique [...] aucun populisme irresponsable, aucune 
démagogie en matière de réforme agraire, aucune apologie du 
protectionnisme industriel et, bien que cela soit un élément 
secondaire, pas trace de l’antisémitisme populiste que Chavez a  
contracté au contact de ses interlocuteurs les plus extrémistes dans 
l’Opep.  » [souligné par nous] 

Là on ne commente plus, on s’extasie !

Le semi-caudillo créole, synthèse du fascisme de Péron et du
semi-trotskysme de Guévara, est un populiste antisémite. Et ce n’est
pas fini, comme le précise, en incise, ce sobre constat d’un expert :
« le désir évident à l’entendre qu’éprouve Chavez, le gorille
bolivarien  ainsi remis en selle, de confisquer le pouvoir » est
d’instaurer au Venezuela  « une dictature rouge-brune , étroitement
alliée à Cuba ». [souligné par nous]

A quoi bon s’indigner ? Indiscutablement, Adler, lui, est un  
humanoïde...

... D’autant plus distingué que c’est un humanoïde soulagé, puisque,
dit-il, la perspective d’une dictature rouge-brune s’éloigne. « Mais
attention, tout repose ici sur le rôle civilisateur du Brésil qui
hérite curieusement, à l’échelle de toute l’Amérique du Sud, du rôle
dont  Fernand Braudel rêvait pour le Portugal à l’échelle de la
péninsule Ibérique  sous Philippe II : inculquer à des peuples
hispaniques plus intolérants et  plus violents la douce mélancolie
lusitanienne de ceux qui n’ont jamais été réticents à mêler leur sang
et à cultiver un laïcisme improbable mais hédoniste. ».

Après cet éloge de l’hédonisme portugais - dont les douceurs, à
l’époque de la conquête de l’Amérique, sont réputées -, on ferme le
ban !






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NOTES:

[1] Alexandre Adler est un éditorialiste influent et cumulard - Le 
Figaro, France Culture, proche-orient.info, etc.- qui « fait autorité
» dans le champ médiatique français : c’est une raison suffisante de
s’intéresser  à lui. A garder en mémoire : « Depuis le 11 septembre,
je suis en guerre. (...) Dans ce nouveau combat pour moi, et qui
n’était plus seulement intellectuel, je dus quitter Courrier
International et Le Monde, le  second avec regret, le premier avec un
regret mêlé de soulagement. (...) Je ne pouvais guère, en ces temps 
de radicalisation, me retrouver coude à  coude avec ceux qui 
combattent la mondialisation, la démocratie américaine et Israël » 
(Alexandre Adler, Au fil des jours cruels, Grasset, Paris,  2003, pp. 
17-18).

Visitez la page consacrée aux facéties d’Alexandre Adler sur le site
d’ACtion-CRItique-MEDias (Acrimed): 
http://www.acrimed.org/mot283.html.

[2] On déplore toujours d’avoir à priver le lecteur des détours de la
pensée adlérienne et d’avoir à prendre des raccourcis... Mais lire
Adler n’est pas une promenade de santé : il ne faut donc pas en
abuser.

[3] Voir note précédente.

[4] Voir notes précédentes...

Néstor Miguel Gorojovsky
nestorgoro en fibertel.com.ar

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"Sí, una sola debe ser la patria de los sudamericanos".
Simón Bolívar al gobierno secesionista y disgregador de 
Buenos Aires, 1822
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