[R-P] Se rebelan los soldados en Irak
Víctor Morón
vicmoron en cantv.net
Jue Dic 9 07:22:56 MST 2004
[Traduzco el principio]
Irak: de la indignación a la deserción, los soldados americanos desafían a
las autoridades
Ocho militares americanos presentaron denuncias contra el Pentágono, al que
acusan de haber prolongado su estadía en Irak, mientras un desertor del
ejército americano, Jeremy Hinzman, pidió asilo político en Canadá.
Los soldados americanos estacionados en Irak o llamados a operar allí,
hicieron saber por primera vez su oposición a participar en el conflicto.
Ocho de ellos presentaron una denuncia contra el Pentágono el lunes 6 de
diciembre, acusándolo de prolongar a la fuerza su estadía en Irak, mientras
que un desertor del ejército americano pidió asilo político en Canadá.
Este antiguo soldado de la 82º división aerotransportada, que había servido
en Afganistán, se había ido a Canadá a principio de año después del rechazo
de su demanda del estatus de objetor de conciencia. El compareció desde el
lunes y durante tres días ante la Comisión de inmigración y del estatus de
refugiado. Jeremy Hinzman se enroló en enero de 2001 por cuatro años, con el
objetivo de tener acceso a los programas universitarios gratuitos del
ejército. Afirma que se niega a combatir en Irak porque considera al
conflicto "ilegal" y contrario a los derechos humanos.
Va la nota completa:
Irak : de l'indignation à la désertion, des soldats américains en appellent
aux autorités
LEMONDE.FR | 07.12.04 | 12h40
Huit militaires ont porté plainte lundi contre le Pentagone, qu'ils accusent
d'avoir prolongé leur séjour en Irak, tandis qu'un déserteur de l'armée
américaine, Jeremy Hinzman, a demandé l'asile politique au Canada.
Les soldats américains, stationnés en Irak ou appelés à y opérer, font pour
la première fois entendre leur refus de participer au conflit. Huit d'entre
eux ont porté plainte, lundi 6 décembre, contre le Pentagone, qu'ils
accusent d'avoir prolongé de force leur séjour en Irak, tandis qu'un
déserteur de l'armée américaine, Jeremy Hinzman, a demandé l'asile politique
au Canada.
Cet ancien soldat de la 82e division aéroportée, qui a déjà servi en
Afghanistan, avait gagné le Canada en début d'année après le rejet de sa
demande du statut d'objecteur de conscience. Il comparaît depuis lundi et
pendant trois jours devant la Commission de l'immigration et du statut de
réfugié. Jeremy Hinzman s'est engagé en janvier 2001 pour quatre ans, dans
le but d'avoir accès aux programmes universitaires gratuits de l'armée. Il
dit refuser d'aller combattre en Irak parce qu'il juge le conflit "illégal"
et contraire aux droits humains.
CRAINTE DE REPRÉSAILLES
Il devra convaincre la Commission qu'il risque des représailles ou des
persécutions en raison de ses convictions, alors que la désertion est
théoriquement punissable aux Etats-Unis de la peine de mort, même si une
telle sentence n'a pas été prononcée depuis la seconde guerre mondiale. La
commission a déjà décidé que "l'illégalité" potentielle de l'offensive
américaine n'avait rien à voir avec ce cas. Dans le National Post, Lee
Zaslofsky, coordinateur de War Resister Support Campaign, un groupe qui
rassemble des fonds pour soutenir les déserteurs, estime qu'il y aurait
"environ une douzaine" d'entre eux réfugiés au Canada, certains
clandestinement.
D'autres soldats ont choisi d'employer des moyens légaux pour quitter
l'armée américaine. Huit militaires ont porté plainte lundi contre le
Pentagone, qu'ils accusent d'avoir prolongé de force leur séjour en Irak.
"Selon nous, il s'agit de la première plainte de soldats, dont six sont
basés en Irak et deux au Koweït en route pour l'Irak, qui contestent la
politique des forces armées américaines appelée 'Stop Loss (Arrêtez les
pertes)'", a indiqué un des avocats, Staughton Lynd, qui collabore avec le
Centre pour les droits constitutionnels. Cette politique empêche des soldats
de quitter l'armée ou de changer d'unités pendant un certain temps afin de
maintenir la cohésion et l'efficacité de leur unité de combat déployée en
Irak ou en Afghanistan.
"TU ES BLOQUÉ ICI"
Environ 7 000 soldats sont actuellement concernés par cette politique, a
pour sa part expliqué une porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel
Pamela Hart. "Cela évite les mouvements afin que les unités puissent
conserver l'intégralité de leur force, a-t-elle ajouté. Les soldats qui sont
déployés ensemble reviennent à la maison ensemble." Mais selon l'avocat
Jules Lobel, le Pentagone "n'a pas été honnête" avec un certain nombre de
soldats. "Le gouvernement doit (leur) faire connaître combien de temps ils
sont supposés rester", a-t-il déclaré.
L'un des plaignants, David Qualls, en permission, a expliqué les fondements
de sa plainte. Cet homme, âgé de 35 ans, avait signé le 7 juillet 2003 un
contrat appelé "Une tentative" (Try One), lui proposant d'essayer une année
avant de décider de s'engager pour plus longtemps. Quand, un an plus tard,
le 6 juillet, il a déclaré à son chef : "Aujourd'hui, je ne suis plus lié
contractuellement à l'armée américaine", celui-ci lui a répondu : "Tu es
bloqué ici", selon le texte de la plainte. M. Qualls a ensuite reçu une
fiche de paie indiquant, sans explication, que la date d'expiration de son
contrat était le 24 décembre 2031. La prolongation de son séjour en Irak
"viole son contrat d'engagement", selon M. Lobel.
Depuis mars, David Qualls est stationné au Camp Taji, à environ une
vingtaine de kilomètres au nord de Bagdad, pris pour cible par les insurgés.
"J'ai passé les neuf derniers mois dans cette zone de combat. Je pense que
j'ai rempli mon contrat", a-t-il estimé.
Avec AFP
Más información sobre la lista de distribución Reconquista-Popular