[R-P] Pretensiones de la patria financiera
Ceci Vieira Jurua
juruacv en montreal.com.br
Vie Mar 8 14:07:49 MST 2002
Que vergonha ! Essa gente do norte perdeu a cabeça, aliás a força militar
desmesurada subiu-lhes à cabeça.
Em apoio a minhas posições quando da resposta indignada que tive ao artigo
de Dornbush, encaminho-lhes um artigo que acaba de sair pelo Le Monde
Diplomatique. Destaco e traduzo alguns parágrafos :
- A "compra" de responsáveis políticos por contribuições eleitorais é legal
nos Estados Unidos; a existência de empresas de auditorias que servem também
como consultores remunerados de empresas que elas auditam, também é legal;
(...) A CORRUPÇÃO E A PREVARICAÇÃO SÃO CORRENTES NO INTERIOR DO SISTEMA
POLÍTICO E ECONÔMICO (NORTE) AMERICANO.
- Ha menos de 5 anos descobriu-se que o presidente Carter havia alugado a
Casa Branca e cobrava por um jantar, uma ceia (...) com ministros ... FOI
UM ESCÂNDALO
- Dois anos depois, em fevereiro de 1999, os primeiros postulantes à
eleição presidencial USA retiraram-se do pleito antes do pronunciamento de
um único eleitor (a eleição seria um ano mais tarde), por um só motivo - NÃO
PUDERAM RECOLHER OS 20 MILHÕES DE DÓLARES QUE CONSTITUEM O "BILHETE DE
ENTRADA"INFORMAL NESTA CONSULTA PRETENSAMENTE DEMOCRÁTICA...
- O Sr. Bush, então governador de um Estado, o Texas, que os industriais do
petróleo, das armas e das telecomunicações governam, mais do que os próprios
governadores, tinha recebido o apoio financeiro do lobby de fabricantes de
armas, dos seguros e de vários outros, como de energia - um papel destacado
foi desemprenhado por uma empresa denominada Enron,
... AS PESSOAS SE INDIGNAM QUANDO SABEM QUE AQUELES QUE ASSINAM OS CHEQUES
FAZEM AS LEIS. FALOU-SE MAIS UMA VEZ EM REFORMAR O FINANCIAMENTO DA VIDA
POLITICA.
- Em dez anos, Enrou dedicou 10 milhões de dólares a suas atividades de
lobying político. Foi o principal "padrinho" de M. George W. B ush e um
generoso doador de fundos para vários membros de sua administração, dentre
os quais M. John Ashcroft, MINISTRO DA JUSTIÇA. SERÁ QUE AGORA HAVERÁ A
REFORMA DO FINANCIAMENTO DA VIDA POLÍTICA ? O CONGRESSO TEM UMA PROPOSTA.
'É possível que o presidente Bush assine, o caso ENRON oblige !
Salut ! Ceci
________
UN SCANDALE PRESQUE LÉGAL
Enron, symbole d'un système
(8 mars 2002
LE MONDE DIPLOMATIQUE - AFFAIRE ENRON
L'extraordinaire dans l'affaire Enron, c'est qu'elle n'est
pas extraordinaire. L'« achat » de responsables politiques
par des contributions électorales est légal aux Etats-Unis;
l'existence d'entreprises de certification des comptes qui
servent par ailleurs de conseillers rétribués aux entreprises
dont elles certifient les comptes est légale ; le fait que
des journalistes financiers et des essayistes aient vanté
auprès du public (et donc des actionnaires potentiels) un
« modèle » d'entreprise dont le fleuron, Enron, les
rémunérait personnellement est légal. Dans ces conditions,
il faut décidément beaucoup de candeur aux observateurs
qu'un « scandale » réveille pour découvrir que l'opacité des
comptes caractérise nombre de sociétés cotées en Bourse, que
la porosité est extrême entre le monde de l'entreprise
privée et celui du service public, que la corruption et la
prévarication sont courantes au sein du système économique
et politique américain.
Il y a moins de cinq ans, on « découvrit » ainsi que le
président des Etats-Unis, M. William Clinton, démocrate,
avait loué la Maison Blanche et y tarifait un goûter, un dîner,
une nuit, un entretien avec un ministre, un box présidentiel
pendant un discours sur l'Etat de l'Union. Ce fut, déjà, un
« scandale ». On parla alors de réformer le financement de
la vie politique.
Moins de deux ans plus tard, en février 1999, les premiers
postulants à l'élection présidentielle américaine se
retiraient de la course sans qu'un seul électeur se fût
prononcé (ils le feraient un an plus tard), au seul motif
qu'ils n'avaient pas pu recueillir les 20 millions de
dollars qui constituaient le « ticket d'entrée » informel
dans cette consultation prétendument démocratique. On
s'offusqua, comme d'habitude.
Et puis s'affrontèrent deux candidats, MM. George W. Bush et
Albert Gore Jr qui, par le plus grand des hasards, avaient
remporté les élections primaires de leurs partis respectifs
après avoir « levé » davantage de fonds que n'importe lequel
de leurs concurrents. M. Bush, alors gouverneur d'un Etat,
le Texas, que les industriels du pétrole, de l'armement et
des télécommunications gouvernent sans doute davantage que
les gouverneurs, avait obtenu le soutien financier du lobby
des fabricants d'armes, des assurances et de quelques autres
dont celui de l'énergie - une entreprise nommée Enron joua
les tout premiers rôles ; M. Gore bénéficiait de l'appui de
Wall Street, du lobby des avocats et de quelques autres dont
celui d'Hollywood. On s'indigna que ceux qui signent les
chèques rédigent les lois. On parla à nouveau de réformer le
financement de la vie politiqueS
Et puis, en novembre 2001, ce fut l'élection du maire de New
York. Contrairement à tous les pronostics, un homme
d'affaires aussi falot que dépourvu de la moindre expérience
politique, surtout célèbre pour sa connaissance très
fructueuse de Wall Street (il possède la chaîne financière
Bloomberg), devint le principal magistrat de la principale
ville des Etats-Unis. Quel moyen employa-t-il pour parvenir
à ce résultat inespéré ? Soixante-neuf millions de dollars,
dont plus de 50 millions tirés de sa fortune personnelle. Ce
fut assez pour alimenter une campagne de publicités payantes
presque aussi coûteuse à l'échelle d'une ville qu'une
élection présidentielle au niveau national. Et puis, et puisS
il y a eu Enron. En dix ans, Enron a consacré 10 millions
de dollars à ses activités de lobbying politique. Ce fut le
principal « parrain » de M. George W. Bush et le très
généreux bailleur de fonds de plusieurs membres de son
administration, dont M. John Ashcroft, ministre de la
justice. Cette fois-ci sera-t-elle enfin la bonne pour la
réforme du financement de la vie politique ? Une proposition
de loi en ce sens vient d'être adoptée par le Congrès il y a
quelques semaines. Il est possible que le président Bush la
signe, Enron oblige.
Mais le scandale n'est pas seulement national. Le
conglomérat texan procédait en effet à de multiples
acquisitions sur plusieurs continents : en Inde, au
Mozambique, en Australie, au Japon... Les « réformes »
libérales (levée des restrictions à l'importation, création
d'un « bon climat » pour les investisseurs) favorisées à
l'échelle de la planète par l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) permettaient en effet au conglomérat de
Houston de profiter au maximum de l'ouverture des marchés.
Il fut d'ailleurs un lobbyiste très actif à Genève, siège de
l'OMC. Parallèlement, comme c'est souvent la règle d'une
économie « de marché » basée sur la concurrence, des
diplomates américains et des officiels de la Maison Blanche
apportaient, parfois brutalement, à la défense des intérêts
de l'entreprise privée « mondialisée » (Enron fut la seizième
du monde par le chiffre d'affaires) tout l'appui de la
puissance publique. Deux agences fédérales furent même
mobilisées par les administrations Clinton et Bush pour
garantir les investissements d'Enron à l'étranger. Et
l'entreprise, experte des paradis fiscaux, parvint à ne pas
payer d'impôts entre 1996 et 2000, période pendant laquelle
elle déclara néanmoins 2 milliards de dollars de profits.
Enfin, le jour où la situation se gâta, le conglomérat put
compter sur un avocat de poids : l'ancien ministre des
finances de M. Clinton, M. Robert Rubin, devenu ensuite
patron de Citigroup, avait intérêt à ce que sa banque
récupère les sommes prêtées à Enron. Il se démena pour que
les agences de notation ne baissent pas la « note » de
l'entreprise.
Alors même que la nature et la cohérence de ses activités ne
paraissaient pas évidentes, Enron prospéra, vanté dans la
presse d'affaires comme un modèle d'audace et de
« modernité », de « gouvernement d'entreprise » capable
d'opérer au mieux sur le marché déréglementé des produits
dérivés. Tranquillisés par les bulletins de bonne santé
financière émis par une prestigieuse agence de
certification, Andersen, d'autant plus indulgente pour Enron
que le conglomérat texan l'avait recrutée comme cliente, les
petits épargnants se précipitaient. L'ascension de la valeur
de l'action faisait taire les derniers sceptiques. Les
meilleurs essayistes et éditorialistes - pas seulement dans
la presse américaine - avaient eux aussi les yeux de Chimène
pour cette firme de Houston qui savait reconnaître leurs
talent d'écrivains au prix fort et, le cas échéant, les
inviter à de très lucratives ratiocinations sur l'état du
monde.
La chute se révélera moins dure pour eux que pour les
salariés américains qui ont investi dans Enron une partie de
leurs retraites (environ les deux tiers des actifs boursiers
de la firme étaient détenus par des fonds de pension ou des
fonds de mutuelle). Si la liquéfaction des cours a ruiné la
plupart des employés de l'entreprise, les dépouillant de
leur emploi et de leurs économies (les règlements internes
leur interdisaient en effet de vendre leurs actions), les
cadres de haut niveau ont pu, eux, s'en débarrasser à temps.
C'est-à-dire au plus haut.
SERGE HALIMI.
----- Original Message -----
From: Gorojovsky <Gorojovsky en arnet.com.ar>
To: <reconquista-popular en lists.econ.utah.edu>
Sent: Friday, March 08, 2002 10:29 AM
Subject: [R-P] Pretensiones de la patria financiera
> *** RECUERDE QUE A PARTIR DEL 1 DE MARZO DE 2000, R-P ACEPTA SOLAMENTE
MENSAJES EN FORMATO "TEXTO SIMPLE" ***
>
> En una evaluación adecuada de la actual situación argentina, es
fundamental en
> mi opinión no perder de vista que -pese a todos los esfuerzos de Duhalde
en
> demostrar lo contrario- los peores representantes del coloniaje están
ahora un
> poco alejados del poder político. Vean qué interesantes declaraciones de
uno de
> ellos, alto ejecutivo de la Bunge Corporation:
>
> BUENOS AIRES, 5(PSI).- "LA SOLUCIÓN SERÍA PRENDAR NUESTRA
> BALANZA COMERCIAL".
> Un ex ejecutivo de Bunge y Born dijo que "de esta manera se
> conseguirían 50 mil millones del exterior". Guillermo
> Carracedo, ex vicepresidente ejecutivo de Bunge y Born y
> actual consultor de empresas, propuso "prendar" la balanza
> comercial para conseguir unos 50 mil millones de dólares del
> exterior que permitan garantizar el pago de la deuda
> externa, desarmar el "corralito" y otorgar créditos a las
> pymes, con el fin de sacar al país del estancamiento.
> Carracedo aseguró que con este mecanismo se podrían
> conseguir préstamos en el mercado internacional, con los
> cuales se podría comenzar a reactivar la economía. En un
> reportaje, el economista consideró, además, que el
> presidente Eduardo Duhalde "tiene que presentar al mundo un
> verdadero proyecto de país, y para eso necesitamos crecer.
> Tenemos que salir del default y demostrar que tenemos
> voluntad de pagar". En este punto, Carracedo aseguró que uno
> de los caminos más directos para recuperar la confianza
> externa es prendar la balanza comercial, por una cantidad de
> años indeterminada. "Es la propuesta que yo le hice al
> Gobierno. Contra eso, conseguir 50 mil millones de dólares
> en préstamos. Con ese dinero, 15 mil millones se podrían
> utilizar para que el país se ponga al día con la deuda
> pública, pagar todo lo que queda desde acá a marzo del año
> que viene. Otros 10 mil millones se utilizarían para mejorar
> las condiciones del corralito, para que la gente pueda sacar
> fondos. El resto, 25 mil millones, estaría destinado a
> créditos para las pymes. Y esto va a traer una muy fuerte
> reactivación económica en un año. Todo este mecanismo
> estaría operado por un organismo dedicado exclusivamente a
> esa tarea", explicó el economista. "El organismo -
> prosiguió- funcionaría de un modo muy simple: controlaría
> que de todo lo que se exporte entren las divisas. Limitaría
> las importaciones a aquellas que son necesarias. Y esta
> misma entidad es la que dirigiría el crédito". Carracedo
> explicó cómo se implementaría esta prenda: "Para que esa
> prenda sea sostenible en el exterior, y la gente la
> comprenda, todo lo que sea balanza comercial, se saca del
> Banco Nación, se crea el ente autárquico balanza comercial
> cuyas autoridades deben comprometerse a mantener un saldo
> favorable de mil millones de dólares por año. Nada más. En
> su directorio, sería interesante que participe el FMI y el
> Banco Mundial".- XXX
>
>
> Néstor Miguel Gorojovsky
> gorojovsky en arnet.com.ar
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> Compañeros del exercito de los Andes.
>
> ...La guerra se la tenemos de hacer del modo que podamos:
> sino tenemos dinero, carne y un pedazo de tabaco no nos
> tiene de faltar: cuando se acaben los vestuarios, nos
> vestiremos con la bayetilla que nos trabajen nuestras mugeres,
> y sino andaremos en pelota como nuestros paisanos los indios:
> seamos libres, y lo demás no importa nada...
>
> Jose de San Martín, 27 de julio de 1819.
>
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