[A-List] À la mémoire de Juvénal Habyarimana
Jim Yarker
sjy_estrien at sympatico.ca
Fri Apr 6 22:59:44 MDT 2007
you gotta wonder about the plea here for a Security Council-mandated inquiry
on the model of the Hariri case. Still, letter marks an important
anniversary in another Western left-abetted nationocide, vastly more
murderous that the one the Western left helped visit on Yugo, but
interestingly, involving many of the same elements: Zero Credibility-Net,
NotThisTime (to protest), FakeLeft Weekly, Finding Exceptions for the
Rulers, etc who explained that the FPR were multi-culti marxist good guys
(that was several million dead Rwandais and Congolais ago, but let's not get
sectartian). Like the multi-culti goodguy KLA. And trained at Ft
Leavenworth in things like class analysis, the Law of Value, etc.
http://www.ledevoir.com/2007/04/06/138409.html
À la mémoire de Juvénal Habyarimana
Opinion
À la mémoire de Juvénal Habyarimana Marie-Rose Habyarimana, Résidante
de Gatineau et fille du président Habyarimana, assassiné le 6 avril 1994
Édition du vendredi 06 avril 2007
Mots clés : Front patriotique rwandais, président, Juvénal Habyarimana,
Terrorisme, Rwanda (pays)
Treize ans se sont écoulés depuis que la tragédie qu'endure le peuple
rwandais, commencée avec la guerre imposée le 1er octobre 1990, a atteint un
paroxysme avec l'attentat terroriste contre l'avion transportant le
président légitime du Rwanda, Juvénal Habyarimana, son homologue burundais,
Cyprien Ntaryamira, leurs délégations respectives ainsi que les membres de
l'équipage, eux-mêmes citoyens français.
Le juge français antiterroriste Jean-Louis Bruguière, agissant à la requête
des familles des membres de l'équipage, vient enfin de confirmer, quoique
tardivement, ce que les Rwandais et d'autres savent déjà et ont toujours
dénoncé: ces actes ignobles ont été planifiés et exécutés par le Front
patriotique rwandais (FPR), dont les responsables dirigent le Rwanda à
l'heure actuelle.
Aujourd'hui, le peuple rwandais se souvient des siens qui ont été massacrés
à la suite du plan exécuté par le FPR quand, à partir et avec l'appui de
l'Ouganda, il a envahi un pays pacifique et massacré massivement et
indistinctement des populations entières, mettant ainsi en branle un
processus macabre qui a culminé avec le génocide.
Nous saluons la mémoire de tous ceux dont le sang a été versé dans la
tragédie rwandaise et pensons à tous les survivants, tant à l'intérieur qu'à
l'extérieur du Rwanda, qui vivent dans l'injustice, l'angoisse, la
persécution et la misère.
Plus spécialement, nous, survivants de la famille du président Juvénal
Habyarimana, nous joignons à toutes les victimes de la tragédie rwandaise
pour commémorer le 6 avril 2004, jour où notre père nous fut brutalement
enlevé par cet acte terroriste dont les conséquences ont endeuillé des
millions de Rwandais et continuent d'être ressenties dans la région entière
des Grands Lacs africains et partout où des exilés rwandais ont trouvé
refuge.
Nous rappelons que le président Habyarimana a été lâchement assassiné sur
l'autel de l'honneur, à la recherche de la paix pour le peuple rwandais,
pour lequel il s'est dépensé sans compter et qu'il a défendu corps et âme
jusqu'à en mourir. Afin qu'il ne soit pas relégué aux oubliettes et pour
contribuer à le faire mieux connaître, le site Internet www.habyarimana.com
vient de voir le jour. Il s'agit d'une source d'information objective sur un
aspect de l'histoire du Rwanda qui a été occultée et parfois déformée.
Pseudo-commission
Pour la première fois depuis 13 ans d'opposition farouche à la recherche de
la vérité à propos de l'élément déclencheur du génocide rwandais, le
gouvernement actuel du Rwanda, installé au pouvoir le 14 juillet 1994 après
un immense bain de sang, vient d'annoncer sa décision de créer une
commission d'enquête sur cet attentat. La famille du président Habyarimana
ne reconnaît ni la compétence ni la neutralité de la commission d'un
gouvernement issu du FPR, qui est l'initiateur et l'acteur principal du
conflit rwandais et dont des responsables sont suspectés au premier degré
d'avoir perpétré cet attentat.
L'indépendance de cette commission serait garantie si le gouvernement
rwandais demandait à ce qu'elle soit constituée par une résolution du
Conseil de sécurité des Nations unies, comme celle qui a été récemment
constituée après l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafik
Hariri.
L'assassinat du président Juvénal Habyarimana visait de toute évidence tout
le peuple rwandais, dont celui-ci était le rempart. Pendant ces 13 années,
nous n'avons jamais cessé de demander à l'ONU et à d'autres institutions
compétentes, en vain, qu'une enquête judiciaire soit menée sur cet attentat
et que les coupables, notoirement connus, soient traduits devant la justice.
Pourtant, après l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafik Hariri
à Beyrouth le 14 février 2005, assassinat dont l'ampleur des conséquences
n'est en rien comparable à ce qui s'est passé au Rwanda, la même ONU s'est
empressée de voter une résolution créant une commission d'enquête qui, dans
un délai raisonnable, a permis de désigner les responsables de cet attentat.
Ambivalence de l'ONU
Nous nous interrogeons beaucoup sur l'attitude ambivalente et l'indifférence
de l'ONU, qui pratique la politique de deux poids, deux mesures, comme si le
sang des Rwandais n'avait pas la même valeur que celui des autres!
Le juge Bruguière, qui vient de lancer des mandats d'arrêt internationaux
visant des collaborateurs du président actuel du Rwanda, le général Paul
Kagame, et qui a demandé au Tribunal pénal international pour le Rwanda
(TPIR) de poursuivre Paul Kagame lui-même, est un juge bien connu à travers
le monde pour avoir conduit des investigations sur des cas de terrorisme
international. Ce juge a mené des enquêtes qui ont abouti à la condamnation
de nombreux terroristes, y compris des Libyens et d'autres opérant en Europe
de l'Ouest.
Ainsi, au moment où le monde entier est mobilisé contre le terrorisme
international, on devrait normalement s'attendre à ce que les mandats émis
par le juge Bruguière soient respectés, de même que ses recommandations
faites au TPIR. Mais tel ne semble pas être le cas, comme si, dans cette
affaire, la communauté internationale voulait confirmer que la lutte contre
le terrorisme suit un double standard.
Par exemple, que se passerait-il si un avion civil transportant des
passagers occidentaux était détruit dans un attentat terroriste par une
organisation criminelle qui déclencherait immédiatement des opérations
militaires d'envergure contre un pays?
En ce jour du 6 avril 2007, nous continuons de demander avec force que toute
la lumière soit faite sur cet attentat terroriste qui a coûté la vie à deux
chefs d'État et qui constitue le noeud gordien pour la connaissance de la
vérité sur le drame rwandais en particulier et celui des pays des Grands
Lacs africains en général. Nous demandons que justice soit rendue à tous
pour qu'enfin les Rwandais puissent se réconcilier et panser leurs plaies.
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